C'était le bordel dehors. Un vrai bordel . La chaleur rendait les rues insupportables. Les gens qui y passaient ne se regardaient pas. Ils marchaient tellement vite pour arriver à destination. Tout le monde marchait si rapidement. Les chiens courraient dans tous les sens, mais c'était tout de même sensé, ils se fonçaient jamais dedans. Les voitures fonctionnaient plus, c'était un peu la panique. Mais une panique contrôlée, ça aurait pu être catastrophique cette merde à l'extérieur. Les gens étaient surprenants, ils savaient comment agir. La musique de Daniel Bélanger sortait de nul part, mais j'en étais sûr, la musique donnait l'émotion des gens. Ça les apaisait quand sèches tes pleurs résonnait dans ces rues bordéliques. J'avais cette étrange impression que tous les passants se comprenaient dans leur malheur où dans leur bonheur. Peu importe, moi je suis sortie à l'extérieur en me disait que j'allais passer inaperçue avec la foule. Ouais j'y croyais vraiment. Mais dès mon premier pas à l'extérieur je me suis pas sentie à ma place. C'est venu me chercher, je n'arrivais pas à comprendre les regards des autres. J'étais même pas dans ma bulle, j'avais les deux yeux grands ouverts et je cherchait à comprendre. J'étais tellement toute seule, à regarder à gauche et à droite en attendant un signe, une personne à qui m'identifier. Mais rien, il avait moi et les autres. J'arrive jamais à m'y faire, on est toujours l'étranger de quelqu'un, et bien moi je suis l'étranger de tout le monde. Je sais jamais où me mettre, je peux être bien et me sentir mal l'instant d'après. Puis là, cette musique à commencée à jouer. Le groupe que j'ai connu grâce à toi. Pendant un instant j'y croyais pas trop, le hasard que je me suis dis. Puis, je me suis rappelée à quel point on était pas étranger quand on était ensemble. J'avais envie que tu sois là avec moi. La ville m'étourdissait, ta présence m'aurait calmer. C'est simple, avec toi on était deux à pas comprendre grand chose, même sans parler c'était plus fort que ça. Avec toi j'étais enfin moins seule, je ne comprenais toujours pas le regards des étrangers mais j'étais dans tes bras alors je m'en moquais bien. Mais tout ça n'existe plus maintenant. Je n'avais plus rien à faire dans ces rues tellement loin de moi, je suis retournée à l'intérieur en espérant que quelqu'un un jour viendra cogner à ma porte.